Une semaine après les vacances de Noël, de nombreux parents d’enfants DYS ressentent une fatigue déjà bien présente.
Contrairement aux idées reçues, les vacances scolaires ne sont pas toujours un temps de repos pour les familles concernées. Elles peuvent représenter une période de désorganisation, de vigilance accrue et de charge émotionnelle supplémentaire.
Si vous êtes parent d’un enfant DYS, cette question mérite d’être posée sans jugement : comment vivez-vous cette reprise aujourd’hui ?
Les vacances : une pause scolaire, mais pas toujours une pause parentale
Pour beaucoup d’enfants DYS, le cadre scolaire — malgré ses contraintes — constitue un repère structurant.
Lorsque ce cadre disparaît pendant les vacances, certains enfants perdent leurs points d’ancrage : le rythme, les horaires, les repères externes.
Pour les parents, cela implique souvent :
- une présence accrue,
- une adaptation permanente,
- une gestion émotionnelle constante,
- l’absence de relais institutionnels ou spécialisés.
Les vacances peuvent alors devenir un temps de sollicitation parentale intense, plutôt qu’un temps de récupération.
Pourquoi la reprise après Noël est-elle souvent difficile pour les enfants DYS ?
La reprise scolaire demande immédiatement :
- concentration,
- mobilisation cognitive,
- adaptation aux exigences scolaires,
- gestion des émotions.
Chez les enfants DYS, ces efforts nécessitent davantage d’énergie.
Lorsque la fatigue s’est accumulée pendant les vacances, les signes apparaissent rapidement :
- agitation,
- lenteur,
- refus de travailler,
- hypersensibilité,
- découragement.
Ces comportements ne traduisent pas un manque de motivation.
Ils sont le signal d’une saturation.
Et les parents, comment traversent-ils cette période ?
Accompagner un enfant DYS ne s’arrête jamais vraiment.
Pendant les vacances comme à la reprise, les parents restent en vigilance émotionnelle constante :
- anticipation des difficultés,
- soutien scolaire,
- régulation des émotions de l’enfant,
- gestion des tensions familiales.
Une semaine après Noël, beaucoup de parents décrivent :
- une fatigue morale,
- une difficulté à reprendre un rythme,
- le sentiment de devoir “tenir” encore.
La question clé n’est pas :
« Est-ce que je fais ce qu’il faut ? »
mais plutôt :
« De quoi ai-je besoin, aujourd’hui, pour respirer un peu plus ? »
Janvier : un mois d’ajustement, pas de performance
Pour les familles d’enfants DYS, janvier n’est pas un mois pour “rattraper” ou “forcer”.
C’est un temps d’observation et de réajustement.
Il peut être utile de :
- revoir certaines attentes,
- alléger les soirées,
- aménager des temps de pause,
- ajuster la communication familiale,
- préserver l’énergie de l’enfant et du parent.
De petits changements peuvent avoir un impact significatif sur l’équilibre du quotidien.
Ce que je propose aux parents d’enfants DYS
Dans cette période de reprise, j’accompagne les parents pour :
- comprendre le vécu réel de leur enfant,
- décrypter les signaux de fatigue et de saturation,
- alléger la charge mentale parentale,
- soutenir la sécurité émotionnelle de l’enfant,
- mettre en place des ajustements réalistes,
- retrouver un climat familial plus apaisé.
Mon accompagnement s’appuie sur :
- une approche systémique parent-enfant,
- une compréhension fine des troubles DYS,
- la régulation émotionnelle,
- l’hypnose pour apaiser la saturation nerveuse,
- un travail progressif respectueux du rythme familial.
Après Noël, il ne s’agit pas de faire mieux
Il s’agit de regarder la situation telle qu’elle est, ici et maintenant.
Sans culpabilité.
Sans comparaison.
Sans injonction.
Les vacances ne sont pas toujours un refuge.
La reprise n’est pas toujours un échec.
Ce sont souvent des périodes de transition qui demandent soutien, ajustement et douceur.
Vous n’avez pas à attendre les prochaines vacances pour retrouver de l’air.
Des changements peuvent se faire maintenant, à votre rythme, pour vous et pour votre enfant.