La prise de poids est encore trop souvent abordée sous l’angle du contrôle et de la volonté. Pourtant, les avancées récentes en santé publique confirment ce que de nombreuses personnes vivent depuis longtemps : le poids est intimement lié à la santé mentale.
Un article récent du Quotidien du Médecin met en lumière une évolution majeure : le repérage de l’hyperphagie boulimique devient une priorité nationale dans la feuille de route Obésité 2026-2030, présentée le 14 janvier par le ministre de la santé.
Ce trouble du comportement alimentaire, longtemps invisibilisé, concerne une proportion importante des personnes en surpoids ou en situation d’obésité et nécessite une prise en charge spécifique.
Cette reconnaissance institutionnelle rejoint ce qui guide déjà mon accompagnement : prendre en compte la personne dans sa globalité, son histoire, son vécu émotionnel et sa relation à la nourriture, bien au-delà des chiffres sur la balance.
Qu’est-ce que l’hyperphagie boulimique ?
L’hyperphagie boulimique se caractérise par des épisodes répétés de prises alimentaires importantes, sur un temps limité, associées à un sentiment de perte de contrôle, sans comportements compensatoires.
Ces épisodes s’accompagnent fréquemment :
- d’une alimentation très rapide
- de l’absence de sensation de faim
- d’un profond malaise émotionnel après les crises
- de culpabilité, de honte ou de dégoût de soi
Contrairement à certaines idées reçues, il ne s’agit ni d’un manque de volonté ni d’un simple excès alimentaire, mais d’un trouble reconnu, souvent sous-diagnostiqué.
Hyperphagie et prise de poids : quand le corps tente de se réguler
L’article souligne un point essentiel : l’hyperphagie boulimique est fréquemment associée à des vécus traumatiques, à un stress chronique, à des expériences d’insécurité émotionnelle ou relationnelle.
Dans ces contextes, manger devient un moyen de :
- s’apaiser
- se protéger émotionnellement
- contenir une surcharge interne
- trouver un soulagement temporaire
La prise de poids n’est alors pas un échec, mais une tentative d’adaptation du corps.
Pourquoi les approches centrées uniquement sur l’alimentation échouent
Lorsqu’on agit uniquement sur le contenu de l’assiette ou sur la restriction, sans explorer ce qui déclenche les compulsions, le cercle se répète :
- perte de poids temporaire
- reprise parfois rapide
- sentiment d’échec
- perte de confiance
Ce que les politiques de santé commencent à reconnaître aujourd’hui, c’est qu’on ne peut pas dissocier perte de poids et santé mentale.
Une autre approche de l’accompagnement du poids
Dans mon accompagnement, le poids n’est jamais traité comme un problème isolé.
Il est abordé comme un signal, un langage du corps qui mérite d’être compris plutôt que combattu.
Mon travail repose sur :
- l’exploration de la relation à la nourriture
- l’identification des déclencheurs émotionnels
- l’apaisement du système nerveux
- des outils issus de l’hypnose et de la relation d’aide
- un accompagnement individualisé, respectueux du rythme de chacun
L’objectif n’est pas le contrôle, mais la réconciliation avec le corps, afin de permettre une régulation plus naturelle et durable.
Repérer plus tôt pour mieux accompagner
L’un des enjeux majeurs soulignés par les autorités de santé est le repérage précoce de l’hyperphagie boulimique.
Trop de personnes consultent pendant des années pour leur poids sans que le trouble sous-jacent ne soit identifié.
Mettre des mots justes sur ce qui se joue permet de :
- sortir de la culpabilité
- comprendre les mécanismes à l’œuvre
- ouvrir un espace de changement sécurisé
C’est souvent une étape déterminante dans le processus de transformation.
Perte de poids durable : changer de regard
La feuille de route Obésité 2026-2030 insiste sur la formation des professionnels et sur une meilleure coordination des prises en charge.
Mais au-delà des dispositifs, le véritable changement passe par le regard porté sur les personnes concernées.
La perte de poids ne devrait jamais être une lutte contre soi.
Elle devient possible lorsque l’on cesse de se faire violence et que l’on commence à s’écouter.
En conclusion
Si vous vivez des épisodes de compulsions alimentaires, des prises de poids inexpliquées ou une relation douloureuse à la nourriture, il est essentiel de le rappeler :
vous n’êtes ni faible, ni défaillant.
Votre corps cherche à vous protéger.
Mon accompagnement s’inscrit précisément dans cette compréhension profonde du lien entre poids, émotions et histoire de vie, afin de permettre un changement durable, respectueux et apaisé.
FAQ – Hyperphagie boulimique, prise de poids et santé mentale
Qu’est-ce que l’hyperphagie boulimique ?
L’hyperphagie boulimique est un trouble du comportement alimentaire caractérisé par des épisodes répétés de prises alimentaires importantes, associées à un sentiment de perte de contrôle, sans comportements compensatoires. Elle s’accompagne souvent d’une grande souffrance émotionnelle et d’un rapport conflictuel à la nourriture.
L’hyperphagie boulimique provoque-t-elle une prise de poids ?
Oui, l’hyperphagie boulimique peut entraîner une prise de poids progressive ou rapide. Les épisodes de compulsions alimentaires sont souvent une réponse à un stress émotionnel, à une insécurité intérieure ou à une surcharge mentale, ce qui rend la régulation du poids difficile sans un accompagnement adapté.
Peut-on perdre du poids quand on souffre d’hyperphagie boulimique ?
Oui, une perte de poids est possible, mais elle devient durable uniquement lorsque l’on travaille sur les causes émotionnelles et psychiques des compulsions alimentaires. Les approches centrées uniquement sur la restriction ou le contrôle aggravent souvent le trouble et favorisent les reprises de poids.
Quel est le lien entre hyperphagie boulimique et santé mentale ?
L’hyperphagie boulimique est étroitement liée à la santé mentale. Elle peut être associée à l’anxiété, au stress chronique, à des vécus traumatiques ou à une relation difficile aux émotions. Prendre en compte ces dimensions est essentiel pour apaiser les compulsions et retrouver une relation plus sereine à la nourriture.
Pourquoi est-ce si difficile d’arrêter les compulsions alimentaires ?
Les compulsions alimentaires ne relèvent pas d’un manque de volonté. Elles fonctionnent souvent comme un mécanisme de protection ou d’apaisement émotionnel. Tant que cette fonction n’est pas comprise et respectée, le comportement tend à se répéter malgré les efforts conscients.
Les régimes sont-ils efficaces en cas d’hyperphagie boulimique ?
Dans la majorité des cas, les régimes restrictifs aggravent les compulsions alimentaires et renforcent la culpabilité. Ils peuvent entraîner des pertes de poids temporaires suivies de reprises, sans résoudre le trouble sous-jacent.
Quel type d’accompagnement est recommandé en cas d’hyperphagie boulimique ?
Un accompagnement adapté prend en compte à la fois la relation à la nourriture, la régulation émotionnelle, le stress et l’histoire personnelle. L’objectif n’est pas le contrôle, mais la compréhension et l’apaisement, afin de permettre un changement durable et respectueux du corps.
L’hypnose peut-elle aider en cas d’hyperphagie boulimique ?
L’hypnose peut être un outil précieux pour travailler sur les automatismes, les déclencheurs émotionnels et la relation au corps. Elle permet souvent d’apaiser le système nerveux et de modifier en profondeur certains schémas inconscients liés à l’alimentation.
Comment savoir si mes difficultés alimentaires relèvent de l’hyperphagie ?
Si vous ressentez une perte de contrôle lors de certaines prises alimentaires, accompagnée de culpabilité, de honte ou d’un malaise émotionnel, il peut être utile d’en parler à un professionnel formé aux troubles du comportement alimentaire. Mettre des mots justes sur ce qui se joue est souvent un premier pas essentiel.
Faut-il se faire aider pour sortir de l’hyperphagie boulimique ?
Oui. Sortir seul de l’hyperphagie est souvent difficile, car les mécanismes en jeu sont profonds et anciens. Un accompagnement bienveillant permet de ne plus rester seul face à ces difficultés et d’engager un processus de transformation durable.